Photos : Sven Herbach

Textes des chansons de Jann Halexander, commercialisées,
non commercialisées, chantées en concerts etc...

Textes et musiques signées Jann Halexander


Un Songe à Sao Tomé

J'ai rêvé de mon père,
Par un songe d'une nuit d'été,
Il vit près de la mer,
Là-bas à Sao Tomé

A-t-il rêvé de moi,
Je n'en ai aucune idée,
Son visage, je le vois,
Est en sérénité

R.

Papa, il y a comme un mal qui me ronge!
Papa, il y a comme un mal, j'passe l'éponge!

J'ai rêvé de mon père,
Impossible de l'oublier,
Mon réveil fut amer,
Je n'ai pas pu déjeuner

A-t-il rêvé de moi,
J'en caresse l'idée,
La pluie tombe sur le toit,
Un fax est arrivé

R.

Texte et musique : Jann Halexander 2006

J'Avance jusqu'à maintenant

R.

Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, j'avance, j'avance
Qu'importe le sable et la grêle, j'avance jusqu'à maintenant,
J'avance jusqu'à vous, j'avance sans remords, J'avance jusqu'à ma mort, j'avance toi avec moi

Une rencontre en été a donné un amour
Au destin vraiment incertain, où parfois on compte les jours,
Et parfois le climat est lourd,
Les ennuis passagers, les disputes éternelles,
Aussi froides qu'une pluie d'hiver, mais parfois que les pluies sont belles,
Tout d'un coup meurt une étincelle

Les regards qui s'évitent, les regards qui se croisent,
Les amis qui nous bloquent sur un chemin de croix,
On voudrait dire les choses, on n'y arrive pas,
Si tu savais, Maman, l'amour me rend malade,
Malade et fou, comment tu fis avec Papa, ô dis moi tout car …

R.

Quand les portes se ferment sur des jardins secrets,
Où les amours se tissent en douce, mettant à nu tous nos attraits,
Et c'est le plus beau des secrets,
Nos vies sont des maisons à plusieurs entrées,
Il laisse les fenêtres ouvertes, et le vent de l'amour rentrer,
C'est si bon de s'enivrer,
Les passions ne durent pas, et l'amour reste là
Il est impitoyable, mon cœur est un appât,
Et là on dit les choses, enfin on y arrive,
Car avant toute chose, faut bien voir l'avenir,
Si tu savais, Maman, l'amour n'est point heureux,
On s'y attache, Papa, pour mourir à deux…mourir à deux …

R.

Avec moi
Avec moi
Mon Amour …

Texte et musique : Jann Halexander 2007


L'Idiot amoureux

Je n'suis qu'un être humain sans importance
C'est à se demander même si je pense !
O l'amour me fou,
Ca ne va pas bien du tout…du tout…!

Je ris de m'voir si con en ce miroir
O diantre, cachez ce reflet dans le noir,
O l'amour me rend bête,
Je n'ai plus toute ma tête,
Triste fête !

Je bande quand je pense en son visage
Mais là ça n'se voit pas et c'est dommage,
L'amour est un fardeau,
J'le porte en clodo,
Joyeux clodo...

Je n'suis qu'un être humain sans importance,
C'est à se demander même si je pense!
O l'amour me rend fou,
Ca ne va pas bien du tout..du tout …je suis fou…de vous, je l'avoue …

Texte et musique : Jann Halexander


Madame Hermann

...J'ai vu ce que je n'voulais pas voir
...j'ai su ce que je n'voulais pas savoir
...j'ai cru ce que je refusais de croire

Madame Hermann,
Vous riche, cultivée, si raffinée.
Madame Hermann,
Elégante européenne installée au creux d'un fauteuil de velours aux allures de trône.
Le chandelier à 7 branches était posé devant la fenêtre. Et je vis à travers le ciel devenir rouge.
J'ai compris en vous voyant partir que l'humanité foutait le camp.

Nullement lassé par les horreurs perpertrées des siècles durant, l'homme dans sa quête d'absolu, décida de faire du Néant...une fin en soi...
Madame Hermann, l'Homme après tout n'est qu'un sac à merdes. La merde et le sang ne s'épousent-ils pas ?

Et vint le néant.
Néant d'un monde où le gros s'écrase devant le maigre. Néant où le pauvre s'écrase devant le riche. Néant où la vie dans ce qu'elle a de plus noble s'écrase devant des nobles qui n'ont jamais su vivre...

...J'ai perdu mes 20 ans, et vous 20 fois autant,
vous voilà au Néant, ici je perds mon temps,
...j'ai perdu mes 20 ans et le goût de vivre,
j'ai perdu l'espoir au contact de quelques livres...

Dites adieu au Kaddish, Madame Hermann, ce serait faire trop d'honneur au néant. Allez, à votre santé, Madame Hermann. Mon nom est aussi sur la liste, depuis la nuit des temps victimes et bourreaux dansent un macabre ballet, pour que cela cesse, il faudra que la terre explose. Enfin...

Texte : Jann Halexander 2007


Mathilde et son Pianiste

Oh les vacances…
Oh les beaux jours…
Sans son chat et sans amours
Elle est en partance

Mais attention,
Mathilde n'est pas triste
Elle attend son pianiste…

Radio, vélo, dodo,
Elle sillonne le bocage
Goûte aux verts pâturages,
Seule, elle se la joue écolo,

Mais attention,
Mathilde n'est pas triste
Elle attend son pianiste…

Si l'ennui se manifeste,
Elle lit des messages
Ils sont comme un passage
Vers le bonheur, à l'Ouest.

Mais attention,
Mathilde n'est pas triste
Elle attend son pianiste…

Sera-t-elle déçue?
A-t-il si bon tempérament?
Ferait-il un bon amant?
Sur le seuil elle l'a aperçu…

Alors attention…
Mathilde, pourquoi tu persistes?
Oublie-le enfin ton pianiste!

Anne-Cécile Makosso-Akendengue


La Ballade du Pauvre Type

Je suis un pauvre type …
Je n'le sais que trop bien,
Je n'ai rien dans les tripes,
C'est ce que dit Fabien …

R. Con, con, con, que tu es con, Fabien,
Regarde ta tête, pas ma défaite…

Je n'ai rien dans les tripes,
Mais j'aime celles du boucher,
Avant qu'il ne m'étripe,
Mange un cœur arraché…

R.

Je marche comme une honteuse,
Je rase les murs,
C'est ma tombe que je creuse,
Le monde est bien trop dur …

R.

Je n'aime pas les amours,
Visages des gens heureux,
Je les brise pour toujours,
J'aime les voir malheureux…

R.

Je suis un pauvre type,
Comme des millions d'autres,
Que l'on pende mes tripes,
Plutôt que d'être des vôtres…

R x2 …

Jann Halexander (2007)


L'Amour est un combat (parlé)

J'ai peur de te perdre
Je suis un papillon libre comme l'air
Qui le porte, jusqu'à ta porte,

J'ai peur de te perdre,
Je suis une feuille au goût amer,
Une feuille morte, devant ta porte,

Plutôt mentir que de tout dire,
Mais ça ne dure qu'un temps,
Plutôt vomir que m'abrutir,
Avec tous ces sentiments,

Tu as peur de me perdre,
En toi le désir est un volcan,
Qui gronde, à la ronde,

Tu as peur de me perdre,
Que notre amour foute le camp,
Solitude immonde, inonde !...

Nos âmes s'effondrent face à la vie,
L'amour ne dure qu'un temps,
Mais s'attacher à l'infini,
Est un combat de chaque instant,
Est un combat de chaque instant !!!

Texte et musique : Jann Halexander 2006


A Table

(texte et musique : Jann Halexander- 2006)

R.

Les dîners en famille, c'est beau comme un dimanche,
Si ce n'est que personne n'apprécie le dimanche
Affronter des regards, les on dit, les reproches,
Le grand-père qui nous dit "y' a quelque chose qui cloche"
Je cherche, et trouve l'anguille sous roche,
De la raison, moi je décroche
Je n'en peux plus de la famille
Je sens que tout ça part en vrille

R.

Il va falloir se dire tout ça à table, à table,
On va bouffer d'la vérité à table, à table
Le saumon est dégeu, le vin est bouchonné,
La télé est éteinte au lieu d'être allumée,
Moi qui rêvais de drames, ceux des autres, pas les miens,
C'est foutu pour ce soir, j'en ai la gueule de chien,
Les yeux perdus dans mon assiette,
Et mon bonheur n'est qu'amas de miettes
Un crumble froid, je voudrais être sourd,
Pour me sauver, je songe à l'amour

R.

Les couverts étaient en croix quand on est arrivé
J'en déduis que grand-mère ne doit pas nous aimer,
A sa place, je comprends, elle est à la retraite
"Dégagez les enfants, mon devoir de mère s'arrête !"
Grand-mère, Grand-mère, ne désespère pas !
On est deux à haïr ces repas,
On n'en peut plus de la famille,
On voit que tout ça part en vrille

R. x2

Bon Appétit …

Déclaration d'Amour à VLAD TEPES

Dans une tour en Transylvanie,
Il est venu me voir une nuit,
Un homme au physique insolent,
Il n' faisait pas ses 300 ans,

Autrefois les gens l'appelaient Vlad,
Le petit peuple, le peuple d'en bas,
On dit que Vlad aimait le sang, les dames et l'immortalité…

(parlé) les aléas de la Vie ont de lui un vampire,
Ainsi Vlad Tepes devint DRACULA (rires)

R.

Dracula m'a dit : "Viens mon chéri! Je ferais de toi un beau vampire !
Et nous ferons des jeunes filles vierges…des cadavres exquis, on a vu pire !"

Alors j'ai dit :

" Allons dans un pays laïque,
Pas de croix dans les lieux publics,
Et nous éviterons les marchés, ils vendent de l'ail et des miroirs
Il nous tenir jusqu'au soir !

Tu feras de moi un BrownCula !
Tu m'abriteras sous ta cape,
Toi et moi irons à Kronstad,
Empaler tous nos ennemis!"

R.

Ouvrons le bal des vampires,
Des amourettes porphyriques,
Une petite sieste dans un cercueil,
Notre mort a bien franchi le seuil,

Nos loups sont des enfants de nuit,
Les rats sont nos amis aussi,
Les chauves-souris sont bien heureuses,
D'une respiration stertoreuse !!!!!

R

L'idiote et le puceau

La Belle histoire se passe dans un lycée du Maine-Et-Loire,
Grand comme un p'tit village où la vie s'étend jusqu'au soir,
Et des enfants gâtés fournissent une piètre armée
Pour bien nous dégoûter d'un monde idéalisé

R

Inès et Ahmed s'aiment, s'aiment,
Inès et Ahmed s'aiment, s'aiment mais je 'y crois pas !

Inès est bien foutu pour tous les garçons de son âge,
Du bourgeois au glandu, aucun ne manque de courage,
Pour lui donner sourire, et rire, ça va finir,
Peut-être dans un lit, c'est à cet âge que ça vire

R

Ahmed est un beau mec, il roule des mécaniques,
Il s'emporte pour de bon, à la moindre critique,
Dites lui que son jogging est beau, que vous aimez le rouge,
Soyez diplomate sans tarder afin qu'au plus vite il bouge !

R

Dans le bureau de vie scolaire, j'étais au courant de tout,
Voir les amours se défaire, ce n'est pas beau, j'avoue,
Sans doute suis-je jaloux, je n'ai point connu tout ça,
L'amour quelle prise de tête, non, je ne regrette pas

R

Ahmed a dragué Inès, lui a raconté des histoires,
Inès a suivi Ahmed, enfin en elle naissait l'espoir,
Lui n'avait jamais fait ce que les très vieux appellent la chose,
Mais il faisait comme si, disant aux gens "voyez moi j'ose ! "

R

Inès ma pauvre idiote, je pensais en la voyant,
Inès ma pauvre sotte, ce genre d'histoire tu as le temps,
Les boutonneux font la ronde autour de vous,
Ils disent c'est super mais je crois qu'ils sont jaloux

R

Voilà des mois que ça dure, l'année scolaire touche à sa fin,
Leur amourette perdure, je crois qu'ils ont couché enfin,
Pour moi ça sonne faux, non l'amour c'est pas comme ça,
L'amour que je connais c'est bien plus beau que cela

R

2006

La Mélodie de la Princesse Raiponce

[d'après un conte de Grimm]

Il était une fois, très, très, très, très loin d'Angers,
Une jeune femme nommée Raiponce,
Retenue prisonnière depuis son enfance par une sorcière très méchante,
Au fin fond d'une forêt peuplée d'inquiétantes créatures.
Il fallut attendre 20 ans quand même pour qu'au village voisin,
Le beau gosse du coin, prince courageux et triomphant décide d'aller sauver la belle.
Ce qu'il ne savait pas, c'est à quel point la Belle était bête,
Que même les 7 nains n'en voulaient pas! Mais lui, s'accroche.
Au pied de la tour, le prince se tient droit et veut convaincre la Belle se de laisser sauver.
Avec de solides arguments à la clé !

Raiponce : Réponds!

Nous nous marierons, nous ferons des enfants,
Et nous vivrons heureux jusqu'à la fin des temps,
Tu auras la vie digne d'une épouse de prince charmant,
Moi collée à ton cul, pardon, je voulais dire ton flanc!

….mais la réponse de Raiponce était claire :

Non, Monsieur Grimm m'a mis là, alors je reste !
Non, Orgueilleux, Grimace comme tu veux, je peste !

Dans sa réponse, Raiponce agita ses longues nattes blondes,
Allant se perdre dans les ronces, au pied de la Tour,
Alors le prince grimpa les nattes, et quand il arriva en haut,
Il s'aperçut que c'était un homme, alors le prince furieux menaça l'imposteur

Pourquoi ???! Réponds!!

Je voulais me marier, atteindre l'éternité,
Avoir une femme au foyer jusqu'à la fin des temps,
M'abreuver de maîtresses, écraser leurs amants,
Juste garder la princesse pour briller en société!

Mais la réponse du faux Raiponce fut claire :
Ta Raie…Ponce, elle s'amuse avec sa nourrice dans les bois la Galice!

Moralité de l'histoire :

Elle est décadente, cette chanson est bête, et moi je regrette de l'avoir inventée,
Je vais jusqu'au bout, après une heure et demi, ne cachez pas votre joie, moi je suis fatigué!!!
Parfois je me dis, est-ce la peine de chanter, une chanson belle ou bête,
Que peut elle m'apporter?

Mais si ça vaut le coup d'anéantir l'angoisse,
Alors le temps d'un détour, j'échapperais à la poisse …

Une Chanson sans paroles et sans musique ?

Je dois écrire une chanson,
Mais je n'arrive à la rêver,
Je suis victime d'une pression,
Que vous ne pouvez ignorer,
Je ferais mieux de rester pion,
Les gamins, j'aime les emmerder,
Mais je suis malade de chansons,
Je finirais bien par trouver

R.

Je ne dors pas, je ne dors plus,
Je fais de l'asthme en continu,
Je bois du lait et je déprime,
Privé de rêve, privé de rimes,
Je ne dors pas, je ne dors plus,
C'est le cauchemar, je suis perdu,
Mais je vous aime, alors j'essaie,
D'avoir le texte le plus parfait !

VIVE LA MUSIQUE !!!!!!

Je dois créer une œuvre d'art,
Mais je n'arrive à la penser,
Un vrai chef d'œuvre inoubliable,
Eh, Jann : faut pas pousser !
Je ferais mieux d'être vendeur,
Dans une boutique de partitions,
Mais le métier porterait malheur,
Je serais déglingué de chansons !

R.

Je dois chanter l'apothéose,
Faire croire que j'ai écrit la bible,
Parvenir au bout de l'osmose,
Sinon je deviens irascible !!!!

Je ferais mieux d'être chauffeur,
Mais sans permis, c'est dramatique !!!
Au lieu de créer la douleur,
J'ai pris la voie de la Musique !

R.

2006

Elvire Ma Sœur

Ma sœur est une fleur,
A le devoir de s'épanouir,
La rosée sur son cœur,
O moi je veux te voir grandir

R : O Elvire ma sourde angoisse, j'ai peur : ne te perds pas

Lutte contre les tempêtes,
Etre ce que je ne suis pas,
Que ta vie soit une fête,
Si la mienne est faux-pas

R

La vie nous a uni,
Dans un même foyer,
La vie ensemble finit,
Mais l'amour n'est point noyé

R

Nos parents s'en iront,
Avant nous c'est mieux,
Mais nous nous finirons,
Après tout comme eux …

R

2006

Ô Bel Anjou

Qui n'a admiré les ardoises de Trélazé,
Ne peut saisir de l'Anjou son admirable beauté,
Qui ne s'est saoûlé aux arômes de Cointreau,
Ne peut saisir de chez nous ce qui est véritablement beau,
De la Ménitré à la Grisaille de Cholet,
Du Calme de la Maine à la Loire aux crues vaines,
Tous les habitants se ressemblent à s'y méprendre,
D'un calme distant, mais vous ne pouvez le comprendre !

R.

Ô Bel Anjou,
La vie est douce, si ennuyeuse,
Ô Bel Anjou,
La Vie est bourge, te dire Adieu,
Est si tentant, et je ne sais point pourquoi je reste

Du château d'Angers, je n'ai vu que la silhouette,
Se découpant dans le ciel d'une ville bien proprette,
Où l'ordre le dispute aux drames habilement cachés,
Où l'ombre d'un détective ne saurait nous éclairer,

Sur la ville, ça mouillasse, et nous on fait la marienne,
Le tantôt s'achève, avant que le soir ne vienne,
On va au jardin admirer des plantes exotiques,
Délires de païens dans une ville catholique

R.

Sur la Maine et Loire, je navigue dans mes rêves,
J'suis dur de la comprenoire, le rêve me sert de trève,
Je fuis le réel, au nez je lui crouille la porte,
Et j'attends, que la faucheuse m'emporte…

Car qui n'a pas goûté à la douceur angevine,
Ne saura en voir toute la froideur mesquine,
Moi j'suis pas du coin, y'a Maman qu'est de Longué,
Donc si j'en ai marre, j'irais à Lambaréné !!!

R.

2006


Le Chemin de Jann

R.

Ma Voix s'exporte
Quand j'enfonce des portes
Je me sens à l'aise
Dans la chanson française

Des notes résonnent
J'suis une drôle de personne,
Je me sens malaise,
Dans la chanson française

De Libreville à Osnabrück, j'essaye de décrocher la lune,
De traverser d'étrangers frontières, comme si je voguais dans des dunes,
Un tour par ci, un tour par là, voyez ce n'est pas difficile,
Un jour par là, d'étranges nuits, j'ai pas choisi la vie facile…

R.

Quelques cds, le tour est joué, je me limite, ai-je bien raison,
Mais j'ai bien peur de vous gaver, avec mon cartable à chansons,
Un p'tit concert, un tour de chant, quelques frayeurs et quelques rires,
Et puis vous n'êtes pas bien méchants, je n'ai donc pas peur de mourir….

2006

Itinéraire d'un chanteur

Je n' suis qu'un chanteur sans importance
A quoi bon croire à un talent immense ?

Vous voir est un supplice
Dont je suis le complice

Je n' suis qu'un chanteur sans importance
Même si je peux vous dire : j'ai pris de l'assurance

J'attends votre approbation
J'attends vos acclamations

Je n' suis qu'un chanteur sans importance,
Murmurant dans le vent des confidences

Je ne sais rien faire d'autre
Je ne suis pas des vôtres

Je n'suis qu'un chanteur sans importance,
Mes quelques réussites furent coup de chance

Mais je vais vous quitter
Merci de m'avoir écouté …

2006


Veld Opera

Quand le Froid d'un Matin envahit ton être
Tu regrettes la nuit, tu regrettes tes rêves
Tu attends, impatiente, l'arrivée d'une lune,
Le coucher du soleil, passeport pour l'oubli

R. La nuit est belle, Vaste Opéra
Quand le jour est si laid, le rêve ne tue pas,
Vive nos désirs, Veld Opera,
Le rêve est trêve, tu n'es plus là !

Quand la chaleur du midi donne mal à la tête,
Toi tu attends Minuit, la nuit est une fête,
Tu regardes ta montre, tu regardes ton patron,
Tu regardes tes collègues, tu fermes les yeux

Même la sieste ne suffit pas,
Pour goûter aux délices de là-bas !

…De toute mon âme, j'ai mis mon double au Placard,
J'ai mis mes doutes
J'ai franchi une porte dorée,
Pour l'éternel conte de fées,
Le rêve est une île déserte,
où l'amour est de l'eau fraîche
ne jamais en ressortir …ne jamais en ressortir

R.


Suffocations

Tu sais que la vie n'a pas de prix,
Que jamais l'amour se négocie,
Enivrante la forme de ton sourire,
Et navrante est l'écho de ton cri!

R. Mais…je reste en paix
Zen…je suis serein,
Quoique tu fasses, je t'adore

Tu sais que la vie n'est guère tranquille,
Des hauts, des bas font trembler le fil,
Enivrante la forme de ton sourire,
Et navrant le fond d'un regard vif!

R.


La Dame Rousse

(Hommage à Mylene Farmer)

Blottie dans son fauteuil
Madame tient une feuille,
Lèvres douces, l'air songeur,
La plume tremble, l'encre pleure,

Et parsème des milliers d'ombres,
Nous ramène dans un autre monde,
De noirceur, la froideur est reine,
Ainsi vous êtes, Dame Mylene …

De Mon enfance, vous faisiez,
Un sanctuaire de douces peines,
De mes tourments, vous dansiez,
La gestuelle était belle,

Vous étiez le miroir,
Déformant des cauchemars,
Et l'acier d'un regard,
Nous plongeait dans l'émoi

Obsédé amoureux,
Je fixais vos cheveux,
Et le roux si luxueux,
Rougissait mes temps, nerveux,

Nulle logique, je tournoyais,
Jusqu'au vide, l'être s'envolait,
Privé de l'autre, seul dans ma peine,
J'pensais à vous, Dame Mylene

La Dame Rousse, était un songe doux.
L'ombre au loin, était amour lointain,
Le cœur vibrait…la pluie tombait,
Mon cœur vibrait, Dame Mylene …


J'aimerais, J'aimerais !

Mon Histoire se passe au fin fond d'une Vendée
Où le Français moyen moderne n'a jamais mis les pieds,
Antoine, 20 ans, fils de maraîcher,
A connu une drôle d'histoire, sur une aire abandonnée,
Avec un député, grand catholique réputé,
Partisan des apparences, un homme, une femme et 5 enfants,
Antoine, pauvre gars, guidé par l'attrait du sexe,
Et l'autre, pauvre diable, menteur usé de faiblesses !

Mais Antoine s'accroche, au fin fond de son patelin,
Où il n'y a rien à faire, et la Ville c'est bien trop loin,
N'a pas de voiture, il a juste ses chaussures, et il marche,
Notre bel Antoine, au galant rendez-vous nocturne,
Il dit "je t'aime" au député en pleine ivresse,
Qui dit "je sais mais je n'ai pas de temps à perdre !",
Antoine pleure, le députe a mal au cœur :" j'ai une réputation, bébé, tu sais !

J'aimerais, Chéri (e) me noyer dans tes bras,
J'aimerais, Chéri ( e ) , j'aimerais mais je ne peux pas,
J'aimerais, Chéri ( e ) me noyer dans tes bras,
Mais hélas, Chéri(e), hélas j'ai un mandat !!"

Savez-vous ce que c'est quand vous existez si peu,
Dans le cœur d'un être qui voit en vous un objet,
L'amour est raison, mais le sexe est une pulsion,
La passion un désastre, quand elle n'est point partagée,
Antoine, pauvre gars, se fait baiser, se fait avoir,
Antoine, la pédale sert de vélo à un connard,
Antoine, si las, voit son amant à la télé,
Sa femme, une garce et ses enfants, mioches condamnés!

Et Antoine décroche, en lui monte une révolte,
Ça fait un an que ça dure, et le jeune homme n'en peut plus,
Revenant de loin, d'une souffrance inexprimable,
Il lui faut tourner la page, tant que l'autre vit, c'est infaisable !
Alors un soir, au rendez-vous devenu banal,
Le député, ruiné, quitté par sa femme,
Se sent si seul, il a besoin d'un bouche-trou,
Antoine, furieux, l'étrangle et dit :

"T'aimerais, Chéri, te noyer dans mes bras,
T'aimerais, Chéri, t'aimerais tu ne pourras pas,
T'aimerais, Chéri, te noyer dans mes bras,
Mais hélas, Chéri, hélas il est trop tard

Bis

Et hélas je te tue ! "

Le corps découpé, enterré dans le jardin,
Notre bel Antoine a mal aux reins, la peur ça fait pisser,
Coule la sueur, il lui faut partir ailleurs,
Dire au revoir papa, maman,
Je vais pour l'étranger

J'vais franchir la frontière, découvrir de nouveaux mondes,
Passer des nuits à l'hôtel, découvrir la Roche sur Yon,
Papa, maman, je dois chercher un emploi,
Va, notre fils, va, donne nous de tes nouvelles

Une année plus tard, médiocre employé d'usine,
Antoine oublie d'oublier les blessures du passé,
Quand soudain arrive une agréable jeune fille,
Qui lui fait alors la cour, c'est "the" miracle de l'amour !

Elle dit gna gna, Antoine n'est pas convaincu,
Qui dit "bla bla, le coup de foudre ça j'ai vécu."
Elle dit :"garde l'espoir, je te redonnerais la Vie!"
Elle crie :" ensemble, tu verras c'est magnifique."
Elle s'agenouille, lui tend une bague dans une boîte,
Et lui déclare : "Gloire au Pape, revis ta Foi !!!

Marions nous, Chéri, Ouvre moi les bras,
Marions nous, Chéri, du mariage tu renaîtras!
Marions nous, chéri, évacue tes larmes,
Pour toujours chéri, l'amour restera roi !

Texte et musique : JANN HALEXANDER
2005


La Chanson d'Aurélien

Mon nom est Jann, le J se dit Y,
Je bricole des chansons avec les moyens du bord,
Comme un artisan au bord de la faillite,
Si tu savais, j'existe, si tu savais, j'existe

De ma voix imparfaite, d'un piano à peu près,
De mes textes sans rimes, je pénètre vos maisons,
J'hante vos apparts, chez moi Francis et Maurice,
M'abreuvent de leurs musiques, je peux pas me sentir

Les autres se fatiguent à envoyer des maquettes,
A des maisons de disques, qui répondent non c'est la crise,
Je prends le risque de vendre les miennes,
C'est casse-cou je sais, c'est casse-cou j'existe

Statut social incertain, trouille de l'avenir,
L'argent tombe au compte-goutte, mes angoisses demeurent,
Je ne sais si je suis heureux ou malheureux,
Si tu savais, je suis, si tu savais, j'existe

Parfois les médias y'en a qui parlent de moi,
De mes névroses sans fard, de mes cheveux crépus,
L'indifférence domine, elle ne me tue pas,
Car la reconnaissance elle est dans ton regard

Le monde des artistes, c'est une élite précaire,
Une triste fenêtre où l'un congratule l'autre,
A quoi bon les connaître, seul dans mon coin,
Dans le salon de Maman, je fais de la musique pour toi

Par pour eux dont je n'attends rien, par pour eux dont je n'attends rien …

Car sache-le, j'existe, ce que je voulais je l'ai,
Sache-le, mon amour, Aurélien est Chanteur …

Texte et musique : Jann Halexander 2006


Les Litanies de l'Incroyant (Atheisme)

T'ont-ils dit que tu étais libre
De ne croire en rien
T'ont-ils dit que tu étais libre de croire en toit même?
T'ont –ils traité d'égoïste, car le Sacré crée ta nausée?
Quand tu n'es pas venu€ à l'église, lassé par la prière?

T'ont-ils dit…

R.
Jésus n'est plus là pour te soulager, la bible se fane, ses pages se sont envolées,
Que tombe la croix, elle t'a échappé, l'Armée des Prosélytes a été exterminée,
Jésus n'est plus là pour te soulager, il était une fois un être sans foi …

T'ont-ils dit que tu étais libre,
D'aimer ton prochain et pas un D?
T'ont-ils dit que tu étais libre de nier les fausses évidences?
T'ont-ils traité de damné, car le Renier est un péché!
Que ne pas croire peut être naturel, qu'absurde peut être une prière

Mais t'ont-ils dit …

R.

T'ont-ils dit que tu étais libre de n'point voir d'âme en l'Embryon
T'ont-ils dit que tu étais ivre de faire de ta vie un brouillon,
T'ont-ils traité de communiste, te persuader de ta folie :
Inhumain est l'incroyant, pleurent-ils, bornés dans leurs prières!

…mais Grand-Mère est là, seule dans sa foi…elle qui n'a jamais voulu te faire de mal,
Elle qui a compris que tu étais seul, comme elle, entouré de requins.

Que Jésus soit là, au fond peu importe, juste que tu sois bien, que le bonheur te porte
A quoi bon une croix, tu t'es échappé, oublie les prosélytes et viens te réchauffer,
Nous sommes juste des êtres, en manque éternel, seul l'amour pourra nous sauver…

Seul l'amour pourra nous sauver …

Texte et musique : Jann Halexander 2006


L'Errance

La Neige tombe sur le Royaume
La Faucheuse s'élève des eaux
Et l'autre revient
Et l'autre revient

Ne Pleure pas, Jann, Jann !
Pourquoi pleurer comme ça?
Le malheur a du bon,
En lui le bonheur fond…
Le bonheur gronde
Le bonheur gronde
Si loin, si fort …

Je n'pleure pas, Arpège,
Mon corps est un fruit amer,
Je n'pleure pas comme ça
Je suis l'Errant, Arpège,
L'errance demeure,
L'errance douleur, si forte, j'ai peur…

La Neige Tombe sur le Royaume,
La Faucheuse s'élève des eaux,
Et tu reviens,
Et tu reviens

Oui je reviens, Arpège,
Je m'installe pour de bon,
Je me voue à l'hiver
Blotti dans la pénombre,
Arpège, Adieu, Arpège Adieu, Arpège Adieu, Arpège : Adieu !!!

Texte et musique : Jann Halexander
2006


Les Gens de Couleur n'ont rien d'extraordinaire

Dédié aux internés antillais de l'hôpital Sainte-Anne

Quand Jeanne mit les pieds à Sainte-Anne,
Elle était dans une prison d'âme.
Fille de Cham, elle rencontra une folle, autrefois belle dame,
Belle plante, mais ses racines étaient sans eaux

Du jour au lendemain, la peur et la folie la volèrent à la Raison,
Du lendemain à maintenant, elle vit dans cette prison,
Jeanne ne finira pas comme ça …n'est-ce pas?
Après tout sa mère lui a dit :

…Les gens de couleur n'ont rien de vraiment extraordinaires
Qu'ils vivent ou qu'ils pleurent, ils sont à tout prix bien ordinaires,
Et invisibles, c'est mieux de goûter au luxe de l'indifférence
et que la Haine soit bonne pour les Autres !

Dans ce petit village d'un bord de Loire, tu te promènes,
Le vent plie les peupliers, secoue tes boucles, brunes sous me soleil,
L'air froid du nord te fait sourire, petit bonhomme !

Tu te souviens, la famille, les souvenirs à la surface,
Remontent, vivre est un fardeau, tu te jetterais à l'eau.
A la dernière minute tu fixes ton reflet, l'eau est brune :
Ou est-ce toi, petit brun?

Tu te croyais, incolore, brindille anonyme,
Une infime fourmi, toi, à qui personne n'avait dit.

Texte et musique : JANN HALEXANDER
2006


A Vous Dirais-Je Mes Belles

A Vous Dirais-je mes Dames
Mon dieu que vous êtes belles
Belles et si différentes
Que mon cœur est en transe
Belles et bonnes à marier,
A quoi bon s'immiscer,
Un mulâtre se jette
Du haut de l'échafaud

Toujours je pleurerais
De n'savoir qui vous êtes
Tout est trop ambiguë
Votre présence est défaut
A vous dirais je mes dames
J'admets que vous êtes belles
Belles et si différentes
Adieu mon être tremble

C'est à ne plus avoir
Sur quel pied danser
Qui fait l'homme ou la femme
C'est un jeu dépassé
Donnez moi un talon
Faites moi les cheveux longs
Un peu de rouge à lèvres
On verra si ça passe!

A vous dirais je mes dames
Je l'avoue, je vous aime,
Belles et si différentes,
Je vous laisse comprendre,
Vous ne m'aimerez jamais,
A quoi bon l'espérer,
Un ignorant se tue,
Je ne perds point mon temps

Texte et musique : Jann Halexander
2006


KALINKA

Introduction :

Ah Kalinka, j'ose croire que la dimension de notre relation ne se réduit pas à un bol de croquettes.

C'est formidable, le monde entier peut se foutre de moi, mais toi,
Tu es toujours là.

Ah Kalinka, petit rond, petit patapon,
Boule de vie, boule de poil, au pelage soyeux.

Ne pars pas! Ta présence dans la pièce me rassure. Oubliée, la solitude.
Et Pourtant.

Je ne sais pas à quoi tu penses, je n'sais même pas si tu penses!
Je n'sais pas si ton regard se pose vraiment sur moi!

Je n'sais pas si tu nous aimes, si 'tes juste opportuniste,
Tescâlins et tes miaulements sont-ils des gestes de façade?

R. Oh! Ka-Ka-Ka-Li, Ka-Ka-Ka-Li, Kalinka,
Oh! Kalinka, petite boule de poile!

Oh! Ka-Ka-Li, Ka-Ka-Li, Kalinka
Oh! Kalinka, somme toute, nous t'aimons pour ça!

Toi la Reine des Pachas, allongée sur le chauffage,
On voit que c'est pas toi qui paye, tu arrives, tu te prélasses!

Tu t'endors, tu nous nargues, quand on a plein de travail!
A quoi bon, pourquoi je parle, tu ne comprends pas!! (rires)

R.

On tuera tous les spécistes, les philosophes à deux balles,
Qui disent "ça, ça ne passe pas!", nous en ferons des cobayes,

Nous piquerons les piètres savants, les hommes cruels, voire les enfants,
Qui ne nous respectent pas, qui ne vous respectent pas!

R.


La Ballade du Nécrophile

J'ai couché auprès d'une morte,
Dans le silence de la nuit,
La peau froide, les tâches bleues,
La peau, les os, les lèvres enivrent,

Dansent, dansent, dansent les particules sur ton corps,
Tremblent, tremblent, tremblent mes mains ont l'odeur du tort!

J'ai creusé avec une pelle, en repensant à son mari,
Que ceux qui s'aiment gisent ici,
Méritent d'être jetés au feu,

Dansent, dansent, dansent les particules sur son corps,
Tremblent, tremblent, tremblent, mes mains ont l'odeur du tort,

Fossoyeurs, fossoyeuses, ne jouez pas les pleureuses,
Encore un effort, avant que la boîte ne sombre,
Dans les terres d'un bas monde

Dans doute quelqu'un, un homme, une femme, me choisira
Quand je serais rien,
Prendra mon corps, s'y frottera,
Versera une larme, l'air de rien,

Que danse, danse, danse la joie de l'élue,
Que tremblent, tremblent, tremblent, ses mains sous la lune,
Que danse, danse, danse sa peur d'être rien,
Que tremblent, tremblent, tremblent l'Amour et le Néant!


S.I.D…

Refrain

Du désespoir
Je n'me vois guère dans la mémoire
Quelle maladie
Va m'emporter pour la Vie

Au paradis mais je n'en ai pas envie. (bis)

Sida quand tu les tiens,
Ils ne ressemblent plus à rien, ils t'appartiennent
Fais d'eux de ce que tu veux, qu'ils ne deviennent pas vieux,
Coule en leur … Sang.

Mais que deviendront nos existences… si le sexe abolit nos sens…?

Musique

Refrain

Maladie d'amour (?), aller simple, aucun retour
Le plaisir fait des victimes, sans désir, sans avenir…
Que deviendrons nous, reste t-il quelque chose à faire,
Peut on attendre l'espoir, ne pas dire un au revoir…

Mais que deviendront nos existences…si le sexe abolit nos sens…?

Refrain ad lib

Musique : Jann Halexander
Texte : Jann Halexander / Fabrice Gaillardon


Mauve

A mi chemin entre le chaud et le froid
La passion et le calme,

Je suis serein, confronté au départ,
Le départ d'un être fâché, (?)

Gueule plus fort, je resterais zen…
Gueule plus fort, ça ira mieux…

R: Par habitude, tu feras la tête,
Tu feras "hum" quand je te parlerais,
Peu importe, malgré tout, je t'aime
Tu es seul ( e ) dans ta colère.

En mauve et noir, entre clarté et brouillard…

Les heures passeront, les jours s'éterniseront,
Je garderais l'air stoïque,

Nulle comédie, je vivrais mes envies,
Attendant ton retour (amour)

Faire la gueule ne rime à rien.
Mais fais-le si ça te fait du bien.

R.

Car j'ai compris avec toi
Que l'amour, ça va bien au-delà.
Ca m'est égal, après tout,
Que tu veuilles avoir raison sur tout,
Ta logique me laisse de marbre,
Toute logique n'est pas bonne à prendre…
Pour te comprendre…

R.

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L'AMANT DE MAMAN

Non Maman n'a pas d'Amant,
Tu mens comme tu respires!
Non Maman n'a pas d'Amant,
Tu mens comme tu souris!

R.
Allons donc fermons les yeux, vouons nous au Mensonge!
Le Mensonge laborieux est aussi doux qu'un songe!
Je dirais "j'ai rien vu", je dirais "j'ai rien su"
Quand Papa pleurera il sera trop tard!

Non, Maman n'a pas d'amant,
Tu mens comme tu m'oublies!
Non, Maman n'a pas d'amant,
Mais notre père, ce mari!!!!!!!!!!!!!!!

Texte et musique : Jann Halexander-2005
Cd l'Amant de Maman- janvier 2006

La Folie d'Erik S.

Revenant de loin,
J'attends ta main, espoir d'un destin,
Dans 4 coins de ma cellule,
Mon temps perdu,
Je crains que le bonheur soit vain,

Te voir au loin,
Es-tu mirage ou rêve sans fin,
Aux 4 coins de mes blessures,

Mon temps perdu,
Je crains que le malheur ait goût de vin…

Texte et musique: Jann Halexander- 2005
Cd l'Amant de Maman- janvier 2006

La Ronde des Mulâtres

C'est la ronde des Mulâtres
As-tu vu leur teint noirâtre!
Du blanc qui coule dans leurs veines,
Mélange de colère et de haine!

Cette ronde est bien macabre,
Ces silhouettes mi-blanches mi-noires,
Passe leurs mains dans leurs cheveux,
Ils te jetteront dans le feu…

R.

Amour
(mourir) ils errent
A souffrir
Dans la plaine!
Amour
(mourir) perdus
A danser,
Sans fin…sous la lune!

C'est la ronde des bâtards
As-tu vu leur inquiétude!
Leur sourire cache le tracas,
Sourire de marbre : fissure!

Cette ronde à la belle étoile,
Elle les tue, je te l'assure!
Physiques venus d'un nulle part,
Ils attendent qu'on les assume!

Texte et musique: Jann Halexander-2005
Cd l'Amant de Maman-janvier 2006

Le Noir, le Juif et la Croix

Au fin fond d'une forêt,
Je vis une allée de croix,

Un homme à peau d'ébène,
Revêtu d'une veste noire

Les chaînes au pied, et l'œil,
Qui soutenait mon regard,

Si pitoyable, les enflammés, le soleil part!

Musique

Au fin fond d'une forêt,
Tous deux dans l'allée de croix,

Le Juif Errant, et faible, se noyait dans son regard,
Et le Noir de lui dire: "Il nous faut souffrir, à quoi bon vouloir se faire aimer!"

Musique

Musique

Et toi!

Crache les morceaux de porc que tu as entre les dents!

Et crame!

Que tu deviennes noir jusqu'au sang!

Tu verras…ça fait mal
Tu verras…ça fait mal

L'un: 123 crève!
L'autre: 123, meurs!
L'un: 123, crève!
L'autre: 123, meurs!

Texte et musique : Jann Halexander- 2005
Cd l'Amant de Maman-janvier 2006

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BRASILLACH 1945

Fou à lunettes, l'air perdu,
Ton corps pend,
Vive la foule,
Vive la mort de Brasillach,
Privé de fuite et de rêves,
Tu n'as pu rejoindre tes merveilleux camarades…
Adieu Uruguay ! Adieu Namibie !
Adieu aux rêves d'eugénisme !
Adieu Aryen ! Adieu Vilain !
Adieu la Vie, gloire aux corps morts !
Charlemagne est loin, et ta mémoire fond,
Tu les voyais partout, les corps d'hommes huilés,
Fou dans le noir, fou dans la nuit,
Fou collabo, mené à l'échafaud !

L'INCONNU(E) DANS MA MAISON

Qui es tu bel(le) inconnu(e),
A plus de mille tours dans une âme,
Tu me fais atteindre la lune,
Pire qu'un marchand de rêves,
Qui es tu bel(le) inconnu(e) pour que je me noie
Dans tes charmes
Qui es tu ?
Que vaux tu ?
Dans ma vie l'Inconnu(e) me redonne de l'envie,
Peut-être qu'avec lui je me coucherais toutes les nuits,
Tuant le malheur, avoir l'illusion de joie,
Amour habitude, nous perdus dans les bois…
Qui es tu bel(le) inconnu(e)
Pour que je me noie dans tes charmes…
Qui es tu
Qui êtes vous

WHITE MOTHER, WHITE PIANO (2003)-
Un homme part à la recherche de sa mère musicienne, morte...

Rejoue ( continue de jouer)
Rejoue ( continue d'aimer)
Maman ( continue, je t'aime)
Maman ( continue pour moi)
Les notes…volent dans le couloir ( jours écarlates)
Les notes ( je t'aime) volent dans le couloir…
Maman (x2)…maman (x2)
Les notes volent dans le couloir,
Les notes ( maman) volent dans le couloir,
Je t'aime…
Maman ( et ne pleure pas)
Maman ( et ne pleure pas)
Les notes volent dans le couloir,
Maman…( tiens-moi la…) Maman…
Les notes volent dans le couloir,
Maman…maman ( tiens moi la main !)
Maman…
Magnifique dame ( continue de jouer)
Ton homme est là ( continue d'aimer)
Magnifique dame ( continue de voir)
( yeux bleus, divine, yeux bleus, divine, yeux bleus, fragile)
ton homme est à !…maman ( je t'aime), Maman ( encore), Maman ( tiens moi la  main),
Maman ( les notes), Maman ( les notes volent dans le couloir)…
Maman !

BROWN MAN

I've walked on the line
Now I believe in your love…
I just give a kiss on your white hand…

R. White hand, White Kiss, White Love
White hand, White kiss, White love, White Woman

I've walked on the line
Now I believe in your love,
Why should I leave you,
Why should I let you
I'm your brown child,
I'm just your brown man…
So…
R.

APOPLEXIA

Jusqu'au bout, tu seras fidèle
Tu es la seule tenant ses promesses,
Maligne…et légère comme le vent,
Ta faux…jamais ne ment,
Maligne et aimante comme une plaie,
Ta faux…caresse mon cœur,
Jusqu'au bout, tu seras fidèle,
L'ultime jour, j'aurais un sourire,
Mes traits nègres seront visibles,
Mon teint gris, un corps vide
Jusqu'au bout, je te fais confiance,
Que tu m'amènes vers le néant,
Maligne et légère comme le vent,
Ta faux…jamais ne ment
Maligne et aimante comme une plaie,
Ta faux … caresse mon coeur

L'OMBRE MAUVE

A te revoir,
Un reflet, un miroir, des pétales,

Et à t'attendre,
A entendre le pas de tes fuites,

Royale est ton ombre,
L'aigle me regarde,

Le temps devient sombre,
Tel l'amour qui va

A te revoir,
Un reflet, un miroir, des pétales,

Et à t'attendre,
A entendre les cris d'au-delà,

A travers les nuages mauves,
Fais un bon voyage,

Le temps de voir l'ombre,
Tel l'amour qui va

A te revoir,
Un reflet, un miroir, des pétales,

Et à t'attendre,
A prétendre que tout va pour le mieux,

Impitoyables amours et
Impitoyables jours, et

Minute, la Mort vient,
Voit l'amour qui va

LA DAME BLANCHE

La femme tremble. Le lit d'hôpital est tâché de rouge.
Elle a crié elle a hurlé elle attend dans le mal l'enfant qui va venir.
La peau blanche rougit, les traits tordus par la douleur. L'enfant aura la peau brune.
Dehors, les ténèbres accablent la ville coloniale.
Le climat est étouffant. Moite. Humide.
La mort ne demande qu'à couler.
Femme, pauvre femme, l'allure d'une divinité.
Les doigts de la haine effleurent tes cheveux fins, raides et longs.
Touchent tes joues en creux.
Font couler les larmes d'un oeil bleu comme l'éclair.
L'enfant, le voilà l'unique trésor !
Tu l'amèneras loin d'un cauchemar privé de nom.
De la ville infernale.
Tu l'emmèneras, ton bébé, là haut, dans le nord,
dans une allée verdoyante, calme,
recouverte d'un drap d'arbres hauts et fiers comme des guerriers.
Au pied d'un mont enneigé…
Dominé par un ciel mauve où vibrera l'écho d'un rire. Et la peur.

ALIEN MOTHER

Joue, joue, joue,
continue de jouer
Maman, joue
Continue d'Aimer,
La Vie, privée de nous

Joue, joue, joue
Et ne pleure pas,
Joue contre joue,
Jour écarlate,
Les notes volent dans le couloir

Je ne veux pas tuer un moment,
Voyant ton air aryen
Tes longs doigts blancs sur le piano,
Bémols et croches et petits mots,

O joue, joue, joue, Magnifique Dame,
Oeil bleus, divine,
Ton homme est là,
Alors joue… jusqu'au bout

Que je t'aime n'est pas nouveau,
Je vois l'ombre de la mère,
Une ombre qui ne partira jamais

LA VALLEE ENCHANTEE

Il y a fort longtemps,
Venu des steppes lointaines et ocres du Caucase,
Sous la chaleur des jours et la froideur des nuits,
A cheval,
Un peuple à la peau blanche et pâle,
Les yeux bleus comme l'éclair,
Entreprit un long périple à travers le monde,
Envahissant les montagnes du Nord,
Les temples dravidiens du Sud.

L'un des êtres, une femme,
Décida de se séparer du groupe,
Parcourant ainsi seule les monts hostiles,
Bravant les neiges et les vents,
Poussée par une force étrange…sans doute la recherche de l'amour.

Elle arriva après cent jours de marche et de solitude,
Exténuée, dans un curieux royaume dont elle avait vaguement entendue parler,
Le royaume de Nubie
Se laissa tomber dans les bras d'un homme à la peau sombre et aux traits durs.

Elle comprit avant de s'évanouir qu'ici serait son destin.
Son destin serait un enfant, puis un homme.
L'être des contradictions, l'être des tourments,
L'être encerclé, aux yeux rouges de haine et d'amour.
Le coeur tremblant. Un être issu d'une fulgurante passion entre le Caucase et la Nubie.

Récit écrit le 5 juin 2004

LA MERDE ET LE SANG

Les Yeux rouges, tu pleures ton reflet

Dans la céramique du carrelage froid

Tes genoux pris dans des filets

Dans ta pyramide tu attends le vent

Le Néant n’est pas loin

                        Maman n’est plus là

                                        Abysmal Excrement

Du noir au bord de l’œil, la chair de poule,

Chier ton sang, perdre tes trips, entends la houle,

Du néant venir, t’emmener dans sa fange,

Mécréant cynique, faire de toi un Ange

Le Néant n’est pas loin

                        Maman n’est plus là

                                    Abysmal Excrement       

Texte signé Jann Halexander- janvier 2005

(Paroles et musique : JANN HALEXANDER)